16 ans.
Ça fait 16 ans que je me lève le matin avec une seule idée : capter du vivant.
Pas des poses. Pas des visages figés. Du vrai.
16 ans à chercher ce truc qui bouge, qui respire, qui existe pour de vrai devant mon objectif.
Je ne fais pas poser
Si tu viens chez moi en attendant "tourne la tête à 45°" et "souris comme ça"... on va être déçus tous les deux.
Je ne fais pas poser. Je n’aime pas ça.
Parce qu’une pose, ça ment. Ça fige. Ça tue le moment.
Moi je guide. Oui.
Je te mets à l’aise. Je te parle. Je te fais bouger, rire, respirer.
Je te donne des repères pour que ton corps arrête de se crisper.
Mais je ne te mets jamais dans une posture qui n’est pas la tienne.
Mon job, c’est que tu oublies qu’il y a un appareil.
Que tu sois juste là, vivant, avec tes gestes à toi, ton regard à toi.
Et c’est là que j’appuie. Pas avant.
Le vrai moment, c’est quand tu lâches
Tu arrives crispé, les épaules hautes, "je sais pas quoi faire". Normal.
Puis on discute. Tu bouges. Tu réagis. Tu vis.
Et à un moment, tu lâches.
Tu n’as plus besoin que je te dise quoi faire parce que tu le fais déjà : tu es toi.
C’est ça que je cherche depuis 16 ans.
Pas la photo parfaite. La photo vraie.
2 semaines plus tard, le miroir
Le shoot est fini. Je prends le temps.
Je retravaille chaque image une par une. Pas de filtre, du soin.
2 semaines après, on se retrouve pour la séance visionnage.
Toi, moi, tes photos sur grand écran.
Et là, les mêmes mots reviennent :
"Je ne me voyais pas comme ça".
"C’est moi ça ? Vivant, comme ça ?"
"Depuis, je me regarde différemment".
Tu vois, je ne vends pas des portraits posés.
Je vends des preuves que tu existes. Vraiment. Sans masque.
16 ans à chasser le vivant
Tu penserais qu’après 16 ans, je m’ennuie.
Mais chaque personne qui passe devant moi me surprend encore.
Chaque histoire est différente. Chaque énergie est unique.
Il y a ceux qui rient fort, ceux qui sont calmes, ceux qui ont la rage.
Et tous ont ce point commun : quand ils arrêtent de jouer un rôle, ils deviennent magnétiques.
Il y a ceux qui viennent pour un anniversaire, ceux qui traversent une période dure, ceux qui veulent juste se prouver qu’ils sont capables d’être eux-mêmes devant un objectif.
La raison importe peu. Le résultat est le même : 2 semaines plus tard, tu découvres qui tu es quand tu ne poses pas.
Le métier change. Ma ligne, non.
Aujourd’hui tout le monde génère des visages parfaits avec l’IA.
Des poses calculées au millimètre.
Alors pourquoi je continue ?
Parce qu’aucune machine ne peut créer du vivant.
Aucune appli ne peut remplacer ce moment où tu lâches et où tu deviens toi.
Les outils évoluent, très bien.
Mais moi, après 16 ans, je fais toujours la même chose :
Je te guide jusqu’à ce que tu n’aies plus besoin d’être guidé.
Je t’aide à être à l’aise pour que le vrai puisse sortir.
Et j’ai pas fini
Tant qu’il y aura des gens qui croient qu’il faut "savoir poser" pour être photographié...
Tant qu’il y aura des regards vivants qui n’ont jamais été capturés...
Je serai là.
Avec mon appareil, ma patience, et une seule règle : pas de pose.
Juste toi. Tel que tu es. Tel que tu vis.
16 ans. Et j’ai encore du vivant à aller chercher.