Nous avons probablement tous déjà fait ça.
Prendre une photo. Puis une autre. Et encore une autre.
Un anniversaire, un repas, les enfants, une balade, un coucher de soleil, un week-end… Notre téléphone garde précieusement tout.
Enfin… en théorie. ????
Parce qu’entre les milliers de photos qui s’accumulent dans notre galerie, les captures d’écran, les doublons et celles que nous avons complètement oubliées, combien sont réellement regardées ?
Nous n’avons jamais autant photographié.
Et pourtant, nous avons rarement eu aussi peu de photos entre les mains.
Autrefois, une photographie avait une place bien précise. On la faisait développer, on la glissait dans un album ou on l’encadrait.
Aujourd’hui, elle reste souvent dans un téléphone.
Elle existe… mais on ne la regarde presque plus.
Il y a quelque chose de différent avec une photographie que l’on peut réellement toucher.
Elle reste sur une étagère.
Dans un cadre.
Dans un album que l’on ressort quelques années plus tard.
Et surtout, elle finit par faire partie de notre quotidien.
On peut passer devant cent fois sans y penser, puis un jour s’arrêter et se dire :
« Qu’est-ce qu’on était bien à cette époque… »
C’est peut-être ça, la vraie force d’une photographie.
Elle ne sert pas uniquement à se souvenir de ce qui s’est passé.
Elle permet de retrouver une époque.
Un visage. Une maison. Une façon de s’habiller. Un enfant qui n’était pas encore si grand. Un couple qui venait de commencer une nouvelle aventure.
Pas celles qui dorment dans votre téléphone.
Celles que vous pouvez encore regarder dans dix, vingt ou trente ans.
Parce qu’au fond, nous n’avons peut-être pas besoin de photographier davantage.
Nous avons surtout besoin de donner une vraie place aux images qui comptent.
Et parfois, cela commence simplement par choisir une photo parmi toutes les autres… et lui donner une place sur un mur, dans un album ou entre les mains de ceux que l’on aime.